anecdote_BM

Pss pss... les filles. Sarah nous lit avec amusement depuis quelques temps.Jusque là, Sarahn'avait pas trop de quoi faire sa LDP sur sa belle-mère. Mais ça y est, le vent a tourné.
Voici son anecdote déposée il y a quelques jours.

En général, je peux dire que je suis plutôt chanceuse d’avoir une belle-mère comme la mienne : certes possédant un penchant pour le gémissement et l'apitoiement sur elle-même, mais chaleureuse, accueillante, généreuse ; et qui m’a tout de suite intégrée dans la famille.
Oui, mais, un jour, mon fiancé et moi avons emménagé ensemble (lui quittait pour la première fois le nid de Maman et Papa), puis nous nous sommes mariés, et maintenant nous essayons de déménager dans la région dont je suis originaire, à 800 km de chez eux.
Précisons avant d'aller plus loin que mon mari est le dernier-né de sa famille, le plus gentil, parfait… bref, le bébé à sa maman.

Depuis toujours, discrètement, ma belle-mère lance de temps à autre de petites piques visant à faire culpabiliser, tantôt son fils, tantôt moi… Moi le plus souvent, car étrangement j’y suis plus réceptive que mon mari.
Exemple : à peu près tous les dimanches… Non, TOUS les dimanches, nous allons voir mes beaux-parents. Ce n’est pas que j’ai très envie d’y aller, mon mari non plus… Vous allez comprendre pourquoi on s’oblige à faire ce pèlerinage hebdomadaire :
Samedi soir, je reçois un coup de fil. Ma belle-mère, la voix d'outre-tombe, une quinte de toux à faire pâlir la mort : « Mes enfants, ne venez pas demain, je suis malade et j’ai peur de vous contaminer […]. Je préfère que vous reportiez à la semaine prochaine, je ne voudrais pas que mon Juju soit malade. » Ah… le naturel revient au galop… de mes enfants, on passe à son Juju. Moi je peux crever. Le dimanche soir, après une bonne journée en amoureux, je reçois un mail :
« Comme je suis malheureuse, aucun de mes enfants n’est venu me voir aujourd’hui… c’est si triste cette grande maison vide depuis que Juju (le dernier à rester)est parti… Ma vie n’a plus aucun sens… bla-bla-bla… »

Vous voyez le genre ...
En Bru excédée, j’ai simplement retranscrit notre conversation de la veille et la lui ai envoyée. Et toc.

***

Depuis que nous avons parlé de partir à 800 km, c’est la guerre ouverte et perfide.
Mon mari est parti quelques jours là-bas, chez mon oncle, car il avait un entretien d’embauche. Mon téléphone était en panne, donc c’est ma belle-mère qui faisait le lien entre son fils et moi.
« Juju bien arrivé à Paris, mais tu devais déjà le savoir » (comment l’aurais-je su ?). « Il est bien arrivé, ton oncle l’a récupéré »… pas de bonjour, pas d’au revoir. Un télégramme aurai été plus affectueux.
Et le jour du retour de mon mari, j’ai attendu, attendu et encore attendu. Aucune nouvelle. L’heure de son arrivée présumée arrive, puis passe. Je commence à paniquer, me disant qu’il est arrivé quelque chose.
Une heure plus tard, mon mari rentre enfin à la maison.
Qu'est-ce qui s’est passé ?
Je vous le donne en mille : ma belle-mère.
Elle l’avait réceptionné, invité à boire quelque chose chez elle, et vas-y que je te propose de rester manger et même dormir tiens ? Ce n’est pas comme si quelqu’un attendait à la maison. Ah si ? Ta femme ? Ah bon… Grrrrr

Sur un site social bien connu, j’avais écrit que j’attendais impatiemment mon mari, et que pour fêter son retour j’avais fait son plat préféré.
Commentaire de BM : « Ah ! Je comprends mieux pourquoi il n’a pas voulu des bonnes pâtes bolognaises que j’ai fait exprès pour lui ce matin. » (Genre les pâtes bolognaises ça met la journée à se cuisiner…).
Réaction de mon mari quand je lui répète : « Envoie-la chier elle saoule »
Réponse de la bru (moi-même) : « Ah non, son plat préféré il ignorait que je le faisais. Il était juste pressé de me voir ».
Réponse de la BM « Ca aussi je l'avais remarqué, il ne s'est même pas assis une minute en rentrant, eh oui, maintenant tu passes avant maman, c'est normal »
Bah voyons, bien sûr qu’il s’est assis, étant donné qu’elle l’a retenu et voulais le retenir encore…
Et le « maintenant tu passes avant maman »… franchement, j’aimerais lui répondre, ou lui envoyer un mail en privé pour lui dire d’arrêter son manège...

Vous lui diriez quoi vous ? Personnellement je suis à deux doigts de devenir violente.